La mérule est le champignon le plus destructeur pour le bois des bâtiments. Elle se développe dans les logements humides et mal ventilés, ronge planchers et charpentes, et peut traverser les murs. Voici comment la reconnaître, comment elle se traite et ce que la loi impose.
La mérule (Serpula lacrymans) est un champignon lignivore : elle se nourrit du bois en dégradant la cellulose qui lui donne sa solidité. Le bois attaqué brunit, se fissure en petits cubes et finit par s’effriter sous les doigts. On parle de pourriture cubique.
Sa particularité, et ce qui la rend redoutable, est sa capacité à se propager loin de son point de départ. Ses filaments peuvent cheminer derrière les enduits, dans les joints de maçonnerie et à travers les murs, pour atteindre d’autres pièces, voire un logement voisin.
La mérule a besoin de trois choses : du bois, de l’humidité durable et peu de renouvellement d’air. Elle apprécie l’obscurité et les températures modérées que l’on trouve dans une cave, sous un plancher ou derrière un doublage.
Les situations les plus fréquentes :
Pour distinguer la mérule d’une simple moisissure ou du salpêtre, consultez notre guide : comment reconnaître la mérule.
Plus le diagnostic est précoce, plus le traitement est limité. Un professionnel de votre secteur vous recontacte rapidement.
Un traitement efficace suit toujours le même ordre. Traiter le bois sans supprimer la cause, c’est s’exposer à une reprise du champignon.
Le professionnel identifie le champignon, si besoin par un prélèvement analysé en laboratoire, recherche l’origine de l’humidité et délimite toute la zone contaminée, y compris au-delà des parties visibles.
Réparation de la fuite, traitement des remontées capillaires, amélioration de la ventilation : sans cette étape, aucun traitement ne tient dans la durée.
Les bois contaminés sont déposés et évacués, avec une marge de sécurité au-delà de la zone visible. Les enduits sont décroûtés, les maçonneries traitées par injection et les bois conservés traités par pulvérisation ou injection.
Une fois les supports secs, les éléments déposés sont remplacés par des bois traités. Le professionnel remet un rapport de traitement et précise la garantie applicable.
Le coût dépend de la surface atteinte, de l’accès aux bois et aux maçonneries, des éléments à remplacer et des travaux nécessaires contre l’humidité. Nous détaillons les postes d’un devis dans notre page prix d’un traitement de la mérule.
Depuis la loi ALUR de 2014, la présence de mérule doit être déclarée en mairie dès qu’elle est connue. La déclaration revient à l’occupant ou, à défaut, au propriétaire. Lorsque les parties communes d’une copropriété sont touchées, elle incombe au syndicat des copropriétaires.
Dans les zones délimitées par arrêté préfectoral, l’acquéreur d’un bien doit être informé du risque de mérule au moment de la vente. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour savoir si votre commune est concernée.
Nos professionnels partenaires interviennent dans les villes suivantes. Chaque page présente le contexte du bâti local et les informations utiles pour votre commune.
Le principal danger concerne la solidité du bâtiment : la mérule détruit les bois de structure. Ses spores peuvent aussi incommoder les personnes sensibles. En cas de symptômes, demandez conseil à votre médecin.
C’est déconseillé. Un traitement partiel laisse souvent des zones contaminées dans les maçonneries et le champignon repart. Un professionnel traite aussi la cause : l’humidité.
Rarement pour le champignon lui-même. En revanche, le dégât des eaux qui en est à l’origine peut parfois être pris en charge. Vérifiez les conditions de votre contrat et déclarez le sinistre sans attendre.
Les entreprises spécialisées proposent généralement une garantie sur le traitement. Demandez sa durée et ses conditions par écrit avant de signer le devis.
Diagnostic et devis gratuits, sans engagement, par un professionnel de votre secteur.