Odeur, filaments, poussière rousse, bois qui s’effrite : la mérule se manifeste de plusieurs façons selon son stade de développement. Voici comment l’identifier et la distinguer des autres problèmes d’humidité.
Au début, la mérule forme un voile blanc, d’aspect cotonneux, qui peut virer au gris ou se teinter de jaune ou de lilas. On le trouve sur le bois, sous les revêtements de sol, derrière les plinthes ou sur les murs humides.
En se développant, le champignon produit des cordons grisâtres, de quelques millimètres d’épaisseur, qui lui permettent de transporter l’eau et de progresser à travers les joints de maçonnerie, parfois sur plusieurs mètres.
À un stade avancé, la mérule forme une fructification charnue, en forme de galette ou de crêpe, de couleur brun-rouille et bordée d’un bourrelet blanc. Elle libère des millions de spores.
Une fine poussière brun-roux qui se dépose sur les meubles ou au sol, sans explication, est souvent le premier signe remarqué. Elle trahit la présence d’une fructification, parfois cachée.
Un professionnel peut confirmer ou écarter la présence de mérule lors d’un diagnostic gratuit.
Taches noires, vertes ou grises en surface, souvent dans les angles et les salles de bain. Désagréables mais superficielles, elles n’attaquent pas la structure du bois.
Dépôts blancs et poudreux de sels minéraux sur les murs humides. Il signale des remontées d’humidité, un terrain favorable à la mérule, mais ne détruit pas le bois.
D’autres champignons, comme le coniophore des caves, provoquent aussi une pourriture du bois. Ils exigent en général plus d’humidité et ne traversent pas les maçonneries comme la mérule. Seul un diagnostic, parfois avec analyse en laboratoire, permet de trancher.
Pour la suite, consultez notre page traitement de la mérule.
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